1-rendre rare et
de courte durée toute hospitalisation sous contrainte en psychiatrie : remplacer la loi de 1990,
ségrégative, simple toilettage de la loi de 1838 sur l'internement, par une loi
de droit commun, ne faisant pas allusion au fantasme de dangerosité, une
contrainte lorsque nécessaire sera limitée à dix jours maximum.
2-recentrer chaque
secteur sur la réalité humaine d'une Cité, son assise politique. Pour cela, tous les soins
doivent être présents dans le tissu de la ville et les élus locaux doivent
installer, avec tous les partenaires du champ de la Santé Mentale, y compris
usagers et familles, le Conseil Local de Santé Mentale
3-reconvertir dans
les 5 ans tous les grands hôpitaux psychiatriques si fortement stigmatisants
'en soins diversifiés en ville', dont 20 lits par secteur dans des « cliniques de
service public » où seront réunis les lits de 2 à 3 secteurs, chacun
disposant d'une équipe mobile d'Accueil, assurant ainsi les urgences
Chaque clinique est située 'hors
hôpital', grâce à l'intégration d'un somaticien.
4-diminuer le
nombre de structures de soin par secteur en renforçant son personnel, et en y
augmentant les modalités de soin différenciées
5-assurer la
continuité des soins des patients en s'appuyant sur leurs proches, retrouvant ainsi les trois
principes essentiels de la psychiatrie de secteur, enfin installés sur le
terrain : continuité, proximité, contextualité
6-renforcer le
caractère 'généraliste' des équipes de secteur en faisant l'économie des
intersecteurs adultes lourds qui s'opposent à la continuité et la proximité des
soins, rapprochant aussi les enfants et adolescents des adultes d'un même
territoire (sans les confondre) les équipes ayant besoin de s'enrichir de leurs
savoirs réciproques et de la contigüité des générations, tous construisant les
soins sur le support majeur qu'est le contexte relationnel de la personne.
7-contractualiser
en urgence un
nombre suffisant de psychiatres libéraux pour faire face à la vacance
des postes du service public (2ème pays le plus riche en psychiatres), et
revaloriser le statut des psychiatres du service public
8-créer une
spécialisation des infirmiers 'en psychiatrie' pour leur redonner, grâce à cette
identité, le 'souffle' et le dynamisme dont ils ont l'ambition et dont les
patients ont tant besoin. Soutenir 'le travail d'équipe pluri professionnelle'
9-développer au
plus vite les applications de la loi 2005-102 sur l'Egalité des Chances et
de la Citoyenneté
pour les personnes en situation de handicap psychique, la chance étant ainsi
donnée à tous de réaliser l'unité de la 'santé mentale' en rassemblant tous les
acteurs de ce champ. Dans cet objectif, former tous les acteurs de la santé
mentale à créer des liens constants dans l'élaboration des réponses aux
troubles psychiques et aux pertes de chances associées (handicap psychique).
10-La Psychiatrie, avec l'Action
Sociale, et Médico-sociale sont suffisamment importantes et spécifiques pour constituer
une unité de gestion « une Agence Régionale de Santé Mentale », ARSM,
tangentielle à la médecine, englobant une part sanitaire et une part sociale et
médico-sociale. L'EPLSM «l'établissement public local de santé mentale» étant
réparti, au sein du tissu social en espaces de soins et espaces sociaux à
dimension humaine,
11-humaniser la gestion des équipes de secteur
généralistes en déléguant à chaque secteur un responsable
administratif, 'à son niveau', pouvant aussi gérer les activités sociales
et médico-sociales proches,
12-soutenir énergiquement
le développement des associations d'usagers et de familles, acteurs à part entière de la
santé mentale aux côtés des professionnels de la psychiatrie et de l'action
sociale, d'autant qu'ils sont à la fois des acteurs du soin et de l'accompagnement
social.
13-consolider les
Maisons Départementales de l'Egalité des Chances et de la Citoyenneté (Mdph rebaptisées dans l'esprit
de la loi 2005-102) en soutenant leurs liens et leur articulation avec leurs
partenaires,
14-développer le
travail d'information et de formation continue dans les deux champs, à la fois dans un tronc commun et
dans des spécialisations précises, en lien avec les usagers et les familles. Y
impulser les recherches
15-instituer sans
délai un Institut de Recherche sur le bilan de 48 ans de la Psychiatrie de
Secteur dans ses liens avec l'Action Sociale. (1960-2008)
Ainsi
la politique de secteur sera t'elle enfin redéfinie et installée.
"Ce
Plan de Santé Mentale ne se conçoit que si dans le même temps un autre Plan est
instauré pour lutter contre la pauvreté et la précarité"
Guy
Baillon Baillon, Dimitri Karavokyros, Patrick Chaltiel, Yves Gigou, Jean-Marc
Antoine, Pierre Delion
Pour
plus d’informations sur ce projet, et pour le soutenir voici l’adresse : www.acpsy.com/Appel
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Les Journées
Francophones de la Schizophrénie.
Exposition organisée
par l’association Schizo ?...Oui !
Page incorporée le vendredi
15 janvier 2010