Les Délires.
Edouard
Zarifian – (1941-2007) - Psychiatre - Les jardiniers de la folie.
« On doute de la réalité, on ne doute
jamais de son délire.»
Troubles idéo-affectifs formés de mouvements, perceptions et de sentiments
erronées de la réalité extérieure auxquels le sujet adhère de façon
INEBRANLABLE.
· Mystique et ésotérique : délire en rapport avec les
Ecritures saintes, la parole divine, une mission ésotérique et divine à
accomplir, des forces obscures, du Mal ou du Bien.
· Fantastique : discours visionnaire avec
fantasmagorie souvent dramatique voire salvatrice (proche du thème précédent),
conviction d’une relation avec une vie extra-terrestre.
· Persécution : conviction délirante d’être
victime de préjudices, d’agressions, de l’hostilité d’autrui. Le sujet
persécuté pense être l’objet d’une machination ou d’une conspiration.
· Mégalomanie ou de grandeur : c’est une
surestimation de soi qui à l’évidence n’est pas conforme à la réalité. Ce thème
est fréquemment observé dans la manie délirante. Une telle thématique délirante
donne lieu à des troubles du comportement : projets pharaoniques,
entreprises grandioses, dépenses somptuaires et contacts inappropriés…
· Jalousie : le délirant jaloux a la
conviction erronée que l’être qu’il aime lui en préfère un ou une autre. Il
fonde cette conviction sur les plus petits indices. Toute son action va alors
être guidée par la recherche de la preuve absolue de sa conviction délirante
grâce à des investigations inquisitoriales multiples.
· Érotique : le délire à tonalité
érotique est souvent un délire mégalomaniaque centré sur la puissance sexuelle
du patient.
· Érotomaniaque caractérisé par la conviction
délirante d’être aimé. En général, le patient pense être aimé d’un personnage
jouissant d’un certain prestige avec lequel il n’a que des relations
lointaines. On parle de délire passionnel qui s’observe en général chez un
patient paranoïaque. Le délirant passe par trois phases : d’espoir, de
déception puis de rancune quand il s’aperçoit qu’il n’est pas aimé, dernière
phase où le passage à l’acte meurtrier est vraisemblable.
· Auto-accusation : ce thème délirant traduit
un jugement très défavorable que tient le sujet sur lui-même, hors de toute
réalité. Se trouve en général associés une auto-dévalorisation, un sentiment de
ruine et de culpabilité. Est très caractéristique de la mélancolie délirante.
· Hypocondriaque : préoccupations corporelles, hors
de toute réalité, centrées sur la maladie, la transformation corporelle,
centrées souvent sur les modifications d’un organe particulier.
· De négation d’organes : conviction délirante de
mort d’un organe voire du corps tout entier. Constitue le syndrome de Cotard
qui se trouve dans certaines mélancolies délirantes.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lire
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Les Journées Francophones de la Schizophrénie.
Exposition organisée par l’association
Schizo ?...Oui !
Page incorporée le vendredi 15 janvier 2010