Les drogues dites
« douces ».
Sans le cannabis, il y aurait environ 20% en moins de jeunes en
psychiatrie.
Il courant de croire, dans
l’opinion publique, que la schizophrénie affecte les personnes jeunes
uniquement parce qu’ils ont consommé des drogues.
Le pré-schizophrène en
vulnérabilité (non décompensé) est déjà une personne en souffrance
psychique ; n’ayant pas connaissance de sa « maladie », son
recours est de consommer des drogues dites « douces » afin de tenter
de calmer ses angoisses.
Le cannabis, par son THC
persistant, est un « faux ami », car il est un facteur déterminant de
décompensation dans la « maladie ».
Il est à retenir :
· Que le cannabis n’est pas une drogue douce, au sens où cela était
compris (comme ne donnant pas lieu à une dépendance physique) puisque le
Rimonabant, bloquant les récepteurs CB1, détermine chez chaque utilisateur de
drogue des manifestations physiques d’abstinence.
· Que le cannabis, par son THC, est la seule drogue qui s’accumule dans
le cerveau et les graisses de l’organisme, pour s’attarder des jours, voire des
semaines.
· Que n’en consommer qu’une fois tous les deux jours n’est pas
« maîtriser sa consommation » l’organisme en étant très économe, il
n’est pas besoin d’en réintroduire fréquemment pour maintenir l’imprégnation.
· Qu’il se surimpose brutalement à des dispositifs de régulation subtils
au service de l’ajustement de diverses transmissions interneuronales.
· Qu’il fait croire qu’il peut apaiser l’anxiété, le mal-être, la
souffrance morale, la dépression, quand il aboutit, au contraire à les
intensifier.
· Que fumé avec le tabac, il en rend le sevrage plus difficile.
· Qu’il est incompatible avec un processus éducatif normal, par le
syndrome amotivationnel, par ses effets ébriants, par atteinte de l’attention
sélective et l’altération de la mémoire à court terme qu’il installe.
· Qu’il décompense la vulnérabilité schizophrénique qui paraît
relativement fréquente, multipliant par 6 le risque de décompensation.
· Qu’il est un sas d’entrée dans l’alcoolisme et l’héroïnomanie.
· Qu’il peut tuer, contrairement au stéréotype qui prétend
fallacieusement le contraire.
Source UNAFAM
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Les Journées
Francophones de la Schizophrénie.
Exposition organisée
par l’association Schizo ?...Oui !
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vendredi 15 janvier 2010