La psychose
paraphrénique.
Caractérisée
par un délire imaginatif chronique ne s’accompagnant pas de trouble des
fonctions mentales.
Le
délire peut se définir comme le fait de capter les perceptions provenant de l’extérieur
anormalement, en désordre, en percevant les choses telles qu’elles ne sont pas
en réalité. On dit alors que les facultés intellectuelles de l’individu atteint
sont caractérisées par une perception erronée de la réalité. D’autre part, ce
délire s’organise toujours autour du même thème (de la grandeur, de la
persécution, de la mélancolie, du mysticisme, etc.…)
Ce
délire est qualifié d’imaginatif, c’est-à-dire créatif, non pas au sens
constructif du terme mais plutôt malsain, voire nocif. L’imagination maladive
du paraphrène est débordante et le plus souvent, il lui est impossible de
différencier l'imaginaire du réel.
En
résumer, un sujet qui souffre de paraphrénie semble vivre dans deux mondes
différents. D’un côté, le monde tel que nous le connaissons et de l’autre,
celui du délire dans lequel il se situe. D’autre part, il ne cesse d’enrichir
ce délire grâce à son imagination.
On distingue 2 types de paraphrénies :
1.
La paraphrénie systématique où le malade se voit au centre de son délire.
2.
La paraphrénie fantasmatique et confabulante, dans laquelle la réalité est vécue de
façon purement imaginaire (à la manière des enfants, chez qui elle est très
fréquente et normale). Cet égarement, mieux perçu par l’entourage médical que
par le milieu familial, donne l’impression au malade paraphrène d’assister à un
film ou de vivre dans un conte merveilleux.
Cette
maladie n’empêche pas d’avoir une vie normale et son traitement repose sur
celui de ses accès délirants.
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Les Journées
Francophones de la Schizophrénie.
Exposition organisée
par l’association Schizo ?...Oui !
Page incorporée le vendredi
15 janvier 2010